Ce n'est pas de la sculpture sur bois. Cela ressemble davantage à de la peinture.
Chez les Italiens, on appelle cet art de l'intarsia, ce qui signifie insertion. Il s'agit en fait d'une sorte de vitrail. Au lieu du verre, on utilise des essences de bois de couleurs et de textures différentes qu'on agence sur un panneau pour créer un motif original. Depuis 17 ans, Lynda Poirier, de Saint-Maurice, s'est aventurée dans cette forme d'art peu connue chez nous. Le résultat est assez spectaculaire : des oeuvres où l'imagination et la créativité sont à l'honneur.
En 2002, en regardant la première page de la revue Forêts de chez nous, Lynda avait été frappée par une scène printanière où un bœuf tirait un traîneau pour la cueillette d'eau d'érable. Elle avait alors demandé à La Terre de chez nous une copie de cette photo ancienne pour en faire un intarsia. Quatre ans plus tard, on peut admirer son œuvre et la comparer avec l'original.

LE SOUCI DU DÉTAIL
On imagine le véritable casse-tête que d'agencer une multitude de petites pièces pour en faire ressortir une image en couleur, grâce aux différentes essences de bois. Tilleul, érable, tremble, pin blanc, noyer noir, noyer cendré, peuplier, voilà autant d'essences locales qu'elle utilise dans ses oeuvres et qu'elle va dénicher un peu partout. Les bois exotiques comme l'ébène, l'acajou, le padouk, le lacewood (chêne européen) et autres lui viennent de chez Langevin et Forest de Montréal.
Curieuse de nature, Lynda puise son inspiration dans tout ce qui l'entoure, livres anciens, photos, artistes d'ici et d'ailleurs, etc. Le sujet peut lui être proposé par ceux qui lui demandent la reproduction d'une scène, d'un objet précis, d'un animal. Ses préférences vont cependant vers les vieux métiers et la vie de nos ancêtres. Ensuite elle laisse aller son imagination et fait travailler ses doigts pour créer une œuvre originale.
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