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Les Hasards de la vie
Rien ne destinait Lynda Poirier, originaire de Grand-Mère, à se lancer dans pareille aventure. Alors qu'elle est toute petite, ses parents déménagent dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal où elle ira à l'école primaire et secondaire. Déjà à ce moment-là, elle se rappelle avoir manifesté un grand intérêt pour le bricolage. Au décès de son père, elle revient à son lieu de naissance avec sa mère. Elle suit un cours pour devenir fleuriste. Elle y apprend les agencements de couleurs, de formes et de textures qui lui serviront plus tard.
Mariée depuis 28 ans à Jean-Pierre Simard, Lynda a quatre enfants. Le couple s'installe sur une terre à bois de 60 arpents dans le rang Sainte-Marguerite à Saint-Maurice. Souffrant de fibromyalgie, une maladie qui s'apparente à la sclérose en plaques, elle cherche une activité qu'elle peut faire à son rythme. Un premier cours de sculpture lui permettra petit à petit d'aller chercher des clients tout en demeurant chez elle. C'est Edgar Pellerin de lac-à-la-Tortue qui l'initiera au bas-relief, une sculpture peu profonde avec cadre. Elle se familiarise avec la sculpture complète en tilleul et avec le haut-relief, une sculpture sans cadre qui se détache du fond.
UNE AUTODIDACTE QUI FAIT SON CHEMIN
Le goût pour l'intarsia, son travail préféré, elle l'a puisé dans des livres en anglais et à partir de reproductions sur papier. Cette expression artistique lui permet de bonifier une oeuvre en y met tant de la vie et de la profondeur. La scène qu'elle représente se veut en lien direct avec la réalité. Autodidacte, Lynda Poirier se sent un peu mal à l'aise au contact des sculpteurs professionnels. Cela ne l'a cependant pas empêché de faire son bonhomme de chemin auprès des amateurs de plein air. Elle participe depuis plusieurs années aux Salons chasse et pêche de Trois-Rivières et de Sherbrooke. Pendant six ans, elle a travaillé sur place au Festival du coureur des bois de Pointe-du-Lac. Elle est une habituée du Musée du bûcheron à Grande-Piles où son mari l'accompagne en musique avec son accordéon. Elle devrait aussi être de la partie des Fêtes du 400 iem de la Nouvelle-France dans le village Huron Wendake pour le Pow-Wow traditionnel cette année. Sa plus grande satisfaction : s'installer à sa table de travail et faire sortir d'une pièce de bois, soit un coq, un canard ou un poisson, devant les yeux ébahis des enfants et des grandes personnes. Au sortir de ces événements, où elle est une des rares artistes à travailler devant les gens, les commandes se font naturellement pour les mois à venir.
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